Dernière page

Le cahier s’est fermé.
J’essaie quelque chose de nouveau. On verra ce que ça va donner. Ça sera plus simple que mon simple cahier.
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Je vous aime.

Ça fait longtemps.

Je reviens toujours avec ça:
« Ça fait longtemps que j’ai pas écrit, je délaisse mon blog, bla bla bla… »
Oui je le délaisse et ça ne me dérange plus. En fait, je l’ai délaissé puisqu’il a, au fond, perdu tout attrait.
Par contre, je peux vous dire une chose en ce qui concerne ma vie en ce moment:
Wow. Je suis content. Et je pèse mes mots.

Nez mort-né.

Ouin, ben c’est pas ma meilleure passe, ces temps-ci. Je négligle pas mal tout, sous le comble de la fatigue. Et je suis pas motivé à grand chose, bien honnêtement. Je pourrais faire la liste des choses que je néglige, à commencer par moi-même, ma correspondante que j’affectionne tant, mes projets de films ou de camp de jour. Mais je pense que ça me déprimerais plus que d’autre chose. Ouin. Bou.

 Au   moins,   je   vois   pleins   de   films   ces   temps-ci   et   je   vois   aussi   des   gens   que   j’aime.  : )

Des fois, on porte des chandails rayés et on prend des photos à 1/15 en même temps.

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Tout le monde a oublié ce blog. Moi y compris, ce qui affaiblit le deuil.

La vie continue, mes amis, et j’ai plein de projets géniaux. Vous allez en entendre parler, oh que oui. L’avenir s’annonce prometteur. Yé!

Un café noir sans lait ni sucre, s’il vous plaît.

Je n’ai pas oublié mon blogue. Je le jure sur la tête de Jésus Christ.

Non, ok; sur celle de Michael C. Hall.

Ah, là, c’est sérieux. On ne rigole pas avec les légendes.

J’ai tellement de choses à faire, oh la la. Je me néglige. Wow, c’est nouveau, ça. Pleins de projets me trottent en tête. J’attends toujours des nouvelles de l’université. Que je sois accepté ou pas, je serai très heureux l’an prochain, je le sais. J’ai une trop forte envie de faire des films qui me démotive du moment présent, par contre. Attention, Carpe Diem, disait-on dans un films dont-je-ne-nommerai-pas-le-nom. J’ai horreur de ce dicton. « C’est cute, c’est vrai, c’est mon prochain tattoo! » que j’entend souvent. Sérieusement, c’est fait pour les gens qui ont pas d’objectifs ou qui pense que la vie c’est une série de partys comme dans Jersey Shore (atrocité du moment et raison #1 pour se suicider). Je suis content parce que c’est l’été au mois d’Avril mais je suis idiot de l’être. Je me réjouis des changements climatiques, tsé. J’ai mes nouveaux chandails à cols en « V » et je vais bientôt recevoir mes nouvelles lunettes pour la vue, les autres étant brisés depuis presque 7 mois.

Que de sarcasmes dans ce court article si inintéressant qui n’avait pour but que de vous convaincre que j’étais en vie. Comme le dit si bien Céline: « Je ne vous oublie pas… Non… Jamais!« 

Chanson présentement dans mon lecteur: Wavin’ Flag des Youngs Artists for Haïti. Ben qu’in! La première fois que j’ai écouté la toune, ça m’a quasiment rendu fier d’être « canadien ». Jusqu’à ce que je me rappelle que mon gouvernement adopte des lois qui réduisent ce qui m’a rendu fier. La musique, la culture… Dah! Maudite feuille d’érable pleine de sang.

Nate: You can’t take a picture of this. It’s already gone.

Je pourrais écrire un gigantesque article pour décrire mes ressentiments suite au dernier épisode de Six Feet Under; Everyone’s Waiting, vous décrire à quel point j’ai versé des larmes pendant un bon dix minutes « non-stop » et ce, les cinq fois que je l’ai réécouté… Mais ça ne vaudrait probablement pas la peine, écoutez la série pour comprendre. Meilleure fin de toutes. Oh. Mon. Dieu. C’est plus que puissant, c’est vrai et c’est tellement bien fait. J’aime Alan Ball.

Chanson présentement dans mon Lecteur: Breath Me de Sia, dah!

Train de 16h01, du Ruisseau.

Tantôt, je suis décédé. J’ai perdu la vie.  Le train m’a traversé et ce, sans vouloir faire de mauvais lien avec l’article précédant. L’idée du mot « traumatisme » sonne pour moi, depuis mon enfance, comme un mot à employer dans un cas de farce ou dans une occasion d’exagération, de jeu, presque. Mais là, je suis tout ébranlé.

Je (faisant allusion à mon ancien moi, l’ex-vivant) sors de mon cours de français, 4 heures moins le quart. Le train passe dans exactement douze minutes à la station que je prends habituellement, Montpellier. Définitivement pas le temps de m’y rendre et le prochain train passe dans plus d’une heure. Cela dit, une solution plus rapide me donne des chances d’être, en moins de onze minutes, à la station Du Ruisseau, arrêt du train suivant Montpellier, direction Deux-Montagnes. L’autobus 117. Cette mythique navette qui passe environ  trois fois par jours et qui, lors des moments chanceux, passe près de vous lorsque vous marchez sur l’avenue Ste-Croix, direction de la 121 ou 171 qui vous mènera jusqu’à Montpellier, cette autobus 117 qui saute cette dernière étape et vous amène, en beaucoup moins de temps, à la gare suivante et…

Bref. Me dirigeant à pied vers le quai de train que je vais manquer, je croise cette autobus 117 et ne perd pas une seconde avant de m’y embarquer, carte Opus « loadée » en poche. À ce rythme, j’ai le temps de prendre mon train. L’autobus file, déambule dans les petites rues semi-résidentielles du quartier St-Laurent. Je regarde l’heure; je vais être serré dans le temps. Lorsqu’arrive mon arrêt, je descends en vitesse dix puis cours jusqu’à l’intersection qui demande à traverser avant d’arriver au dit quai. J’appuie sur le petit bouton où le jeune homme lumineux blanc est supposé me donner priorité, avec la galanterie d’une jeune bourgeois des années 50. Non, ça c’est dans ma tête. Peu importe.

Attendant à traverser le boulevard, je vois le train s’approcher tranquillement. Ce sera une course contre la montre. Arrivé au quai, je saurai que je devrai ensuite traverser une petite passerelle SUR les rails pour me rendre de l’autre côté. C’est fait comme ça. Loin de moi l’idée d’enfreindre une règle, C’EST la méthode et la seule pour traverser. Tous les piétons le savent, moi y compris, les indications sont claires là-dessus. Le petit bonhomme me donne alors le signal de départ. Je cours à toute vitesse vers le quai, grimpe les marches quatre à quatre et cours vers le bout du quai d’embarcation, à la tête du train, où les rails s’ouvrent pour laisser les gens passer de l’autre côté. Mais le train approche. À environ 10 mètres et allant d’une vitesse assez lente, je le juge trop près pour traverser et prendre un risque. Je me dis que je vais attendre qu’il se mobilise pour traverser ensuite. Mais il se trouve que le train s’arrête sur la passerelle, bloquant l’accès à celle-ci. Je comprends; je viens de manquer le train. Il est devant moi mais inaccessible. Le prochain est dans une heure et quelques minutes…

Lentement et du « mauvais » côté du chemin de fer, direction Montréal et non Deux-Montagnes, je commence à marcher à l’extrémité opposé, vers la queue du wagon. Le train repart, du mauvais côté, je suis complètement seul sur le quai. Je marche tranquillement jusqu’au bout, où une autre fameuse passerelle m’attends pendant que mon train s’en va en sens contraire à moi. Je suis seul sur le quai, le prochain train pour Deux-Montagnes arrive dans une heure et je me trouve un peu idiot, tout en riant. Je marche lentement, j’ai du temps à perdre, de toute façon.

Arrivé à la queue du train, je prends la passerelle qui traverse les rails en pensant au « Ciel de Bay City », livre de Catherine Mavrikakis que j’ai à lire pour mon cours de français. J’entends un bruit. Klaxon de train. Je me retourne et je suis aveuglé par les phares d’un autre train en direction inverse, vers la gare centrale. Je fige. Le train est à trois mètres de moi, tout au plus et il se trouve que je sois positionné exactement sur son trajet, au milieu du chemin de fer. Dernière seconde, je ne vois rien.

Je me rends compte que je me suis tassé. À la bonne seconde, je suis revenu sur le quai en direction Montréal. Le train me frôle quelques instants, il m’a bousculé une épaule, je pense, même. Je m’éloigne davantage, tout blême et le wagon se fige. J’ai les jambes qui tremblent, c’est le silence, je n’ai poussé aucun son, c’est à peine si j’ai l’impression d’avoir réagis extérieurement. Les portes s’ouvrent, personne n’y sort.  J’hésite, j’entre à l’intérieur sans savoir pourquoi. Tant pis, je m’en vais à la gare Centrale. Je ne peux pas rester sur ce quai, incapable.

J’entre dans le train, j’ai l’impression d’être mort. Dans ma tête, je suis mort, j’ai incroyablement peur. J’ai perdu la vie, ce qui m’entour n’est présentement qu’une illusion. C’est réellement l’impression que j’ai. Et je me crois à peine. Marc-Antoine est mort et lui-seul n’en a pas conscience, le monde est, à partir de maintenant, préfabriqué. J’ouvre avec une lourde difficulté la porte du wagon et m’installe au premier banc devant moi après avoir jeté de brefs mais longs coups d’œil partout, sans avoir pris la peine de réellement voir ou regarder. Je me pince. Encore et longtemps. Je respire fort, je me sens blême, je me sens pâle, je me sens comme un cadavre.

Je suis assis, je tremble. Les stations vont vite. Arrivé à Montpellier. « Vérification des titres de transport. », lance une jolie dame  au service de l’Agence de Transport Métropolitaine. Je l’ai vu venir rapidement, je suis juste à côté de la porte. Je plonge la main dans ma poche et y tâte le contenu à la recherche de ma carte Opus. Je ne sens rien du bout de mes doigts. Je la trouve finalement en la vidant complètement. Je regarde la dame et je prie (pas au sens de Dieu mais dans l’autre sens, vous voyez) pour qu’elle m’intercepte. Elle me regarde puis vient me voir. Je lui donne. Soulagement. Elle m’a vu, je suis vivant. Mais elle me regarde d’une drôle de façon, j’ai probablement l’air malade, je serais loin d’être surpris de cela. Je la remercie d’une voix tremblante et rauque, elle sourit et continue son chemin. J’ouvre mon livre de français, je commence à lire. L’héroïne principale du roman raconte comment elle se sent en tant que morte-vivante.

Arrivé à la gare Centrale, je débarque, le dernier. Je me trouve à une extrémité du train où je ne m’étais jamais retrouvé alors. Pas de repère, où me trouve-je? Pourtant, c’est UN corridor. Mais je suis vraiment inconfortable, toujours ébranlé et carrément traumatisé. Je marche vite en cherchant les panneaux qui indiquent la Gare Centrale. J’ai de la difficulté à lire ou à comprendre ce qui est écrit. Je « bad trip » solidement. En marchant dans la foule, je tente d’en accrocher plus d’un, comme pour me prouver à moi-même que je suis bel et bien là.

Je me demande toujours si ce que j’ai autour de moi est réel ou pas. J’attends une demi-heure puis rembarque dans un autre train bombé en direction de Deux-Montagnes.

C’est drôle, en racontant ça comme ça, je me rends compte que c’est une réaction possiblement complètement exagérée, loufoque et frôlant l’hystérie. Mais pendant un temps, j’ai vraiment cru que j’allais mourir ou que j’étais même déjà mort. Et je me suis mis à penser d’abord aux films que je n’avais pas encore réalisés… Et c’était horrible.

Chanson présentement dans mon Lecteur: Take this Waltz de Leonard Cohen. Je vois bien ma mort au ralenti sur cette chansons-là, un peu à la Gus Van Sant.    

Aujourd’hui, quelqu’un s’est lancé devant le train.

Aujourd’hui, quelqu’un s’est lancé devant le train. J’arrive une heure et demie en retard à mon cours parce que plutôt que de suivre le chemin normal que je fais à tous les jours, faute d’impossibilités ambulancières, je prends le bus de la gare jusqu’au terminus St-Eustache, puis un autre bus du terminus St-Eustache jusqu’au terminus Montmorency, puis le métro de Montmorency jusqu’au métro du Collège, ce qui fait au total 31 stations sur la ligne orange. Mais bon, dans toute l’histoire, je ne suis pas celui à plaindre…
Poursuivons.

Je sors de la station du Collège, je marche un peu, j’entre dans le Cégep en me disant que c’est mon deuxième cours d’allemand et que je vais avoir tout manqué l’essentiel. Que vois-je en franchissant les portes? Une dame à la guitare qui chante à côté d’un kiosque où des individus distribuent des pamphlets. On m’accroche au passage: « Journée mondiale contre la prévention du suicide ».

Ha. Ha. Non merci. Mais passez tout de même une belle journée.

Chanson présentement dans mon Lecteur: My Iron Lung de Radiohead

 

Vive la Catéchèse!

amen 

Pour une raison quelconque, je me suis mis à fouiller dans mes vieux cahiers d’école du primaire, ceux que j’avais gardé, en tout cas. Ceux qui m’ont le plus fascinés sont sans aucun doute les cahiers et livre concernant la Catéchèse, autrement dit la religion enseignée à l’école, dans le temps où nos cerveaux assimilaient les pures merdes (propos subjectif) qu’on nous enseignait, peu importe soient-elles et où les écoles n’étaient pas encore laïques. Voici un bref résumé des moments les plus croustillants à mes yeux (pas toujours en rapport avec la religion et Jésus, par contre, il faut pas exagérer…) :

1ière année:

« Source de la vie, quel est ton nom? » – Réponse: D I E U . Ark, tu parles d’un brainwash.

« Quel événement me dit le plus que Jésus est un porteur d’une Bonne Nouvelle? «  – J’ai dessiné un indien, un cowboy, une police et deux autres hommes barbus les mains dans les airs. On dirait Village People en plein YMCA, haha!

Y’a des fautes dans le manuel, c’est écrit: « Notre Père, qui es aux cieux… » Il manque pas un « t », quelque part?

« Jésus à fait éclater la vie. Moi aussi, je peux faire éclater la vie. » – Je me suis dessiné avec une bonne soeur. Derrière, il y a un soleil dans une fenêtre avec des barreaux… Étrange!

3ième année:

« Une invention qui rend la vie plus facile? » – J’ai dessiné un sous-marin dans l’eau. HAHAHA!

« Mon arbre de l’amitié: » – En plus des membres de ma famille et mes deux meilleurs amis du moment, les mots « Paix », « Amour », « Caresse », « Joie » et « Jésus » y sont inscrits.

« Mon Baptême » – Je me suis dessiné la face dans l’eau. On dirait vraiment que je suis mort, je saigne du front.

4ième année:

« Que pensez-vous de la résurrection de Jésus? » – J’ai répondu/dessiné: « Il est vivant dans mon coeur. » HAHAHA!

(Je vous passe les nombreux dessins beaucoup trop comiques…)

C’est bizarre, pour une raison toujours abstraite, j’ai trouvé assez drôle d’y voir tant de trucs qui ne me touchent absolument plus maintenant mais qui semblaient me « parler » quand j’étais jeune. Enfin, je suis pas mal certain que c’était plus une question de suivre mes parents et l’exemple qu’on nous donnait, la conviction et les croyances n’ont jamais étés vraiment présentes à ce niveau-là. D’une autre part, ça me rend étrangement triste de voir ça. Les choses changent, je ne suis plus aussi naïf que je l’étais. Peut-être plus aussi spontané, aussi, je sais pas. C’est pas maintenant que je dessinerais un sous-marin.

Chanson présentement dans mon lecteur:  No Way, une toune inédite de la Dame Gaga.

 

Ma poitrine va exploser.

J’ai un film en tête, j’ai un film au coeur, j’ai un film qui gruge mon corps au complet. Je veux le faire, je le vois au complet. J’en suis tellement énervé, je ne me peux plus. Je suis tellement excité, je veux le tourner. J’ai envoyé des demandes à des gens pour jouer dedans. S’ils acceptent, je vais pleurer de joie, je pense. Si mon papier blanc colle sur mon mur de cuisine orange et que le résultat n’a pas trop l’air cheap, je vais être aux anges. Je capote, sincèrement. Tout est prêt, je ne vis que pour ça, présentement. J’ai un cours d’Allemand dans moins de six heures. Mon premier. Je devrais peut-être dormir. Oui, je devrais. Mon storyboard est avancé au tier, disons. Je veux le faire, je veux le faire. J’ai pas de caméra encore. Mais je m’en trouverai. Je veux le faire et je vais le faire. J’ai un mois. Puis je l’envois à l’UQÀM. Pour les inscriptions. Pour être accepté, avec un peu de chance. Oh oui, avec un peu de chance.

Chanson présentement dans mon lecteur: Travellin’ Man de Ricky Nelson. Oh que si. J’adore.