Le Cégep est commencé. Yééééé! Ça fait presque deux semaines déjà, c'est fou comment le temps passe vite. J'ai terriblement hâte de voir ce qui approche. Je suis très optimiste face à cette session-ci. Tout peut pas être parfait, si ma mission était le cas je l'aurais déjà échouée, mais quand même, ça va être bien, je le sens. Je me lève le matin et j'ai le goût d'aller à l'école. Sauf le mardi, il est un peu plus pénible. J'ai UN cours de philosophie et c'est tout.
Philosophie: n.f. Cours du Cégep où la matière est intéressante et où je suis j'étais vraiment motivé à aimer, jusqu'à ce que mon professeur, dès le premier cours, vante pendant une heure et demi ses mérites de chercheur connu et innovateur, de grand philosophe, d'ancien professeur universitaire qui a quitté parce qu'il n'y voyait plus de défi et ajoutant (et je le cite) “Je suis un autodidacte et je suis un artiste”. Répétez mille fois de suite et vous aurez un bon aperçu du premier cours qu'il nous a donné. Turn off. Paraîtrait-il que monsieur-au-petit-égo fait des portraits de gens célèbres comme Céline Dion, qu'il aurait peint tout récemment Guy Carbonneau et qu'on lui aurait demandé de peindre le Pape Jean-Paul II à ses funérailles. À la plus mince limite du monde, on tolère. Dans le sens où PEUT-ÊTRE que SI C'EST VRAI, tu peux être fier de ça. N'importe qui le serait et aurait raison. Mais la modestie, il connait pas, le bonhomme. Il fallait vraiment l'entendre parler, c'était n'importe quoi. Pendant un temps je pensais que c'était une blague et qu'il allait nous poser une colle sur la philosophie par rapport au personnage tout-sauf-humble qu'il venait de nous présenter. Mais non. Et puis, comble de la crédibilité, il ajoute ensuite qu'il est agent d'immeuble. Ark.
Ok, le moment de chialage est passé. :)
On travaillera sur deux films, cette session-ci. Un documentaire et une fiction. Le projet de documentaire ne m’attire pas plus qu’il ne le faut, quoi que j’ai peut-être trouvé un autre sujet intéressant qui va me permettre un visuel et une mise en scène éclatée mais ça ne va pas être facile de recommencer à zéro rendu où on est là, à la dernière minute comme ça, si je décide de recommencer. De toute façon, question motivation, j’ai beaucoup plus envie de mettre mes énergies et mes efforts sur la fiction.
C’est drôle, j’ai remarqué quelque chose de vraiment particulier concernant mes projets de fictions, particulièrement au stade de l’écriture du scénario. J’adore écrire, j’ai toujours aimé ça. Des « romans » que j’écrivais en troisième année du primaire jusqu’aux dissertations décortiquant les Trente Arpents de Ringuet, ça a toujours été une immense passion. Ces temps-ci, ce sont les scénarios. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de scénarios. Pas autant de scénario que d’idées mais quand même plus que le nombre demandé.
À force d’en écrire, des scénarios, on finit par développer un style particulier, à être plus à l’aise avec certaines ambiances, certains tons, certaines expressions… Sans que ça raconte la même chose ni que ce soit obligatoirement les mêmes traits dans les personnages. Et c’est bizarre parce que c’est moi qui écrit les scénarios pour notre équipe et jusqu’à maintenant, les idées qui ont été les plus retenues et envisagées à la production (si je puis m’exprimer ainsi) par cette même équipe sont les idées qui se rapprochent le moins de ce que j’ai plus tendance à faire ou à produire habituellement. Alors je doute. Sur la pertinence de ce que je veux, de ce que j’écris, donc. Ou mes projets ne sont juste pas faisables. Ou je ne doute pas mais je constate avec une curieuse interrogation.
J’ai hâte que les feuilles des arbres rougissent jusqu’à se suicider pour renaître au printemps. J’ai hâte que la première neige tombe, hésite quelques secondes puis fonde immédiatement. J’ai hâte que la chaude pluie démolisse un à un les flocons entassés en banc sur le bord des rues. J’ai hâte de voir apparaître les premiers bourgeons qui serviraient à la fois de compte-goutte pour les glaçons qui disparaitraient peu à peu. J’ai hâte aux saisons.
Chanson présentement dans mon Lecteur: One for me de Pearls. Euh… c'est quoi Pearls? Attendez, laissez moi capoter un instant… Ok, Je vous donne des indices. Premièrement, c'est vraiment bon. Deuxièmement, c'est une découverte que j'ai fait aujourd'hui et c'est tout récent, aussi. Troisièmement, comme vous voyez par le titre, c'est en anglais. Quatrièmement, c'est le titre d'un projet d'une fille Montréalaise. Cinquièment, elle chante en français aussi mais sous le pseudonyme de Coeur de Pirate… AHHHHH!
!!! Ok, le fan fini se calme, c'est promis. Donc, le MySpace de Pearls est ici, One for me y est disponible. Ça me fait penser à la trame sonore de Juno. :)
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